Le 24 janvier dernier, une étude menée par 60 millions de consommateurs a révélé la présence de substances nocives chez certaines marques de couches bébé. Ceci fait écho à l’alerte, en octobre dernier, de l’Association Santé Environnement France sur la présence de HAP dans les couches bébé, potentiellement cancérogènes. Bien que les taux soient en-dessous des seuils réglementaires, cela ne suffit pas à rassurer !

L’association Santé Environnement France avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur les couches bébés. Selon leur étude parue, les couches Pampers contiennent des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), présents dans la paraffine (ou petrolatum), qui sont des dérivés du pétrole classés cancérogènes par l’Union européenne.
Pour la directrice de l’association, les HAP sont, « par une chaîne causale complexe », à l’origine de « la hausse dans la population de maladies chroniques comme les cancers ou l’infertilité ».
Et même si les taux de HAP sont sous le seuil de 0,2 mg/kg toléré par la réglementation européenne, l’ASEF promeut le « principe de précaution » dans son « Petit Guide santé du bio-bébé ».
Parce que leur organisme est immature et en plein développement, les bébés et jeunes enfants sont en effet très sensibles aux molécules toxiques. Surtout quand ces substances indésirables sont au contact des fesses du bébé, une zone sensible particulièrement exposée aux méfaits des produits chimiques (milieu humide, parties génitales…).
60 millions de consommateurs avait déjà dénoncé en 2013 la présence de phénoxyéthanol – un conservateur potentiellement toxique – dans des lingettes nettoyantes pour bébé.
Cette année, le magazine a, à nouveau, révélé la présence de différentes substances toxiques dans les couches pour bébé. Dans la majorité des couches testées, ont été retrouvés des résidus de glyphosate, un pesticide « cancérogène probable », des dioxines, des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), des composés organiques volatils, des allergènes et autres molécules suspectes ou avérées toxiques. Des substances qui peuvent déséquilibrer le système hormonal, potentiellement cancérigènes, et donc dangereuses pour la santé des bébés.

Plus naturel ne veut pas dire moins toxique

Les couches conventionnelles ne sont pas les seules incriminées par cette étude. Le test a également épinglé des marques de couches écologiques.

Objectif : bannir ces substances de la fabrication des couches

« Dans tous les cas, les concentrations restent en dessous des seuils fixés par la réglementation – quand des seuils existent… Mais parce que cette exposition concerne des  nourrissons et s’exerce au niveau du siège des  bébés, le  principe de précaution doit prévaloir. Tout résidu potentiellement à risque doit être écarté des couches pour nourrissons ! Cet objectif est atteignable, puisque les industriels ne sont pas obligés d’utiliser ces composants », explique Victoire N’Sondé de l’association 60 millions de consommateurs.
Une fois encore, c’est au consommateur de se renseigner, en attendant qu’une loi ne se saisisse du sujet.

Petit glossaire des substances à risque

HAP : Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques, constituants du carbone, charbon et du pétrole. À retenir, l’indéo-(1,2,3-cd)-pyrène classé cancérigène possible et la paraffine liquide classée substance à risque modéré.

 

COV : Composés Organiques Volatils, gaz ou vapeurs contenant du carbone. Ils ont des impacts directs ou indirects sur la santé et la nature. À retenir, les toluène, naphtalène et styrène classés cancérigènes possibles.

 

GLYPHOSATE : substance irritante contenue notamment dans l’herbicide Roundup. Classé cancérigène possible.

 

TBT : Tributylétains, groupe de composés organostanniques. Ce sont de puissants biocides, toxiques reconnus comme perturbateurs endocriniens.

 

DIOXINES ET FURANES : polluants chimiques organiques industriels pouvant être générés par exemple par le blanchiment au chlore des couches.

 

PHENOXYETHANOL : conservateur de la famille des éthers de glycol très utilisé en cosmétique conventionnelle. Perturbateur endocrinien, classé  cancérigène et allergène possible. À retenir, l’octachlorodibenzofurane.

 

PHTALATES : composés chimiques dérivées de l’acide phtalique. Reconnus comme perturbateurs endocriniens, classés cancérogènes.

 

PARABÈNES : conservateurs synthétiques (éthylparabène, propylparaben, hydroxybenzoate…) utilisés dans pratiquement tous les types de produits cosmétiques non bio. Classé potentiellement toxiques.

Plus d’informations sur : www.60millions-mag.com et sur : www.asef-asso.fr

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